Au printemps 2026, plusieurs zoos d'Amérique du Nord ont fermé leurs portes pendant une journée après que leurs exploitants eurent reçu des menaces. En juillet, un parc aquatique de Floride a été évacué à la suite d'un appel téléphonique contenant une menace. À chaque fois, après une intervention préventive et une inspection minutieuse menée par les forces de l’ordre, aucune menace immédiate n’a été détectée, et le site a rouvert ses portes dans les jours qui ont suivi.
Le « swatting » est défini par le département américain de la Sécurité intérieure comme l’acte malveillant consistant à passer un faux appel d’urgence à la police pour signaler une crise grave et en cours, telle qu’une alerte à la bombe ou une fusillade en cours. Souvent, l’auteur de l’appel cherche à piéger les opérateurs des services d’urgence afin qu’ils envoient des forces d’intervention lourdement armées sur le lieu où se trouve une victime qui ne se doute de rien.
Que doit faire l’exploitant d’un parc d’attractions lorsqu’il est victime d’un « swatting » ?
« La réaction initiale est cruciale », explique le bureau du shérif du comté d’Orange (OCSO), en Floride centrale. « Les parcs d’attractions concernés doivent considérer toute menace comme crédible jusqu’à ce qu’elle ait été évaluée par les forces de l’ordre. »
Faites intervenir les forces de l’ordre dès que possible
La meilleure pratique pour gérer une menace de « swatting » consiste à se préparer avant que le moment critique n’arrive.
Une préparation préalable est le moyen le plus efficace d’améliorer la réponse d’un parc d’attractions aux appels de « swatting » et autres menaces.
Cela commence par l’établissement d’une relation solide avec les forces de l’ordre locales avant qu’une crise ne survienne. Qu’il s’agisse d’un parc d’attractions, d’un centre scientifique, d’un parc aquatique, d’un musée, d’un zoo, d’un aquarium ou d’un centre de loisirs familial, l’attraction doit développer – et entretenir – une relation de travail solide avec les forces de l’ordre locales et les autres autorités compétentes.
Parmi les bonnes pratiques, on peut citer :
• Inviter régulièrement les équipes d’urgence à visiter les lieux pour une visite guidée et un échange.
• Les responsables des opérations, de la restauration et des boutiques doivent indiquer aux autorités les itinéraires d’évacuation, désigner les emplacements où les premiers intervenants peuvent garer leurs véhicules, participer à des exercices sur table et discuter de futurs exercices d’intervention d’urgence. Ceux-ci peuvent avoir lieu avant l’ouverture quotidienne ou pendant la basse saison.
• Les dirigeants et les concepteurs doivent collaborer avec les premiers intervenants dès la phase de planification des extensions ou modifications majeures.
• Offrir aux forces de l’ordre la possibilité de mener leurs propres exercices d’entraînement, par exemple à l’intérieur de l’arène de laser tag d’un centre de loisirs familial (FEC) ou d’un parc aquatique, lorsque cela est approprié.
Ces activités permettent aux forces de l’ordre de se familiariser avec les voies d’accès, les procédures opérationnelles et le personnel d’un établissement. Les visites préalables à une situation d’urgence permettent d’établir un climat de confiance et de crédibilité avant qu’une urgence ne survienne.
Élaborer un plan d’action d’urgence
Les parcs d’attractions doivent élaborer un plan d’action d’urgence complet couvrant divers scénarios d’urgence, y compris les incidents de « swatting ».
Ce plan doit :
• Être suffisamment flexible pour faire face à de multiples scénarios de menace, du « swatting » aux conditions météorologiques extrêmes (par exemple, déterminer à quel moment les parcours de minigolf en plein air et les attractions de bateaux tamponneurs doivent fermer lorsque le radar météo indique l’approche d’un orage accompagné d’éclairs).
• Définir clairement les procédures de notification (et d’escalade) à l’intention des cadres supérieurs et des propriétaires.
• Définir des protocoles de communication destinés non seulement aux employés, mais aussi aux visiteurs.
• Définir la manière dont l’attraction va déclencher, gérer et, en fin de compte, clore l’intervention en cas d’incident.
« Nous invitons toute personne qui constate quelque chose de suspect à appeler le 911 et à laisser les forces de l’ordre déterminer s’il s’agit d’une menace ou d’un crime en cours », déclare l’OCSO.
Le département américain de la Sécurité intérieure met à disposition cette liste de contrôle relative aux alertes à la bombe, que les exploitants doivent prendre le temps de consulter.



